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Performer en Biathlon

A chacun son exploit …

Courir pour courir n’est pas forcement l’activité la plus ludique, on coure pour s’entraîner, pour se préparer pour une activité, pour ….

La motivation est le cœur du problème, pour favoriser l’engagement de TOUS les élèves, proposer à la fois une activité ludique qui va donner envie de s’engager sans être lassante et avoir un objectif atteignable pour toutes et tous.

La proposition présentée tente de répondre à cette double logique.

Une épreuve de biathlon : Course + Lancer de précision (3)

Différents niveaux d’épreuves que les élèves doivent valider tout au long du cycle

Chaque élève au regard des ses propres ressources a un temps individuel à réaliser pour valider chacune des épreuves

Ce temps dépend de sa capacité a réaliser un 1000m

Cette épreuve est régulièrement passée par les élèves  tout au long du cycle avec pour objectif de l’améliorer

Afin de fixer des minima un 1000m est organisé en début de cycle

Concernant chaque niveau d’épreuve un minima est également fixé  : ligne rouge ci-dessous

Par exemple une élève réalisant le 1000m en 3’20 » connaîtra le temps qu’elle doit réaliser avant chaque épreuve ( ligne 1)

Comment son calculer le temps des épreuves ?

On prend le temps au tour réalisé sur l’épreuve du 1000m

pour le ligne 1 de notre tableau 3’20 » sur 100m soit 1’07 »au tour

on multiplie ensuite  ce temps par le nombre de tours de l’épreuve

par exemple pour le Niveau 1 :  3 tours * 1’07 » = 4’17

Il nous faut  prendre en compte le temps de tirs c’est pourquoi à chaque épreuve le temps indiqué correspondent à la vitesse de chacun – 2 ou 4 – km/h selon le niveau d’épreuve.

Reprenons l’exemple pour notre élève réalisant le 1000m en 3’20 » c’est à dire à 18km/h on prendra en compte soit les valeurs calculées sur une performance de 12 ou 14 km/h

Le tableau ci dessus prend en compte ce calcul, les temps indiqués sont ceux que doivent réaliser les élèves en fonction de leurs ressources.

A chaque séance un tableau synthétique est à disposition des élèves ce qui leur permet de voir leur niveau de validation des épreuves  et de savoir le temps qu’ils doivent faire pour valider le niveau suivant

Tout ceci n’est bien sur que prétexte pour…

L’idée étant de favoriser l’engagement de toutes et tous en participant à une épreuve ludique et des performances accessibles.

Chaque séance est présentée sous forme d’un temps de préparation à l’épreuve :

  • avec un temps de travail en continue
  • puis un temps de mise en condition à l’allure qui sera celle lors de l’épreuve : fractionné en 15″/15″

et enfin le passage d’un niveau par séance

N’hésitez pas à tester et me faire des retours pour améliorer cette proposition

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5 commentaires

  1. Le questionnement Est que sur cette situation d’apprentissage, on est en mode compétition, affrontement direct. Les plus faibles sont bien visibles (espérons pas stigmatisés). Et la durée de l’effort est courte et intense (est ce de l’endurance?)
    Une façon de faire les choses différemment est d’organiser une course de 12 ou 15 min. Le but est alors de faire le plus de tours et le plus de tirs (chaque tour rapporte 2 points, chaque tir réussi en rapporte 1). On garde le principe de l’anneau de pénalité évidemment. Déjà testé avec des classes de C3. Très intéressant !

    1. Merci pierre pour tes propositions, cela entre pleinement dans l’esprit de ce que cherche à mettre en place.
      Concernant cette forme de pratique les élèves sont en mode compétition par rapport à eux même c’est leur temps cible qu’ils doivent atteindre et qui est défini au regard de leurs ressources.
      C’est eux qui gère les départ ils choisissent souvent de partir à plusieurs
      Certaines courses, qui pour des raisons matériels sont limités à 6 (du au nombre de pas de tir possible) se font avec des niveaux équivalents d’autres au contraire se font avec des niveaux très différents et même différentes épreuves selon le niveau d’épreuve qu’ils ont validés.
      Personne n’est stigmatisé ni mis en avant et surtout tous ont bien compris cette notion d’auto référencement, aucune remarque n’est venu sur le fait que pour une même épreuve il y avait des temps différents pour réussir.
      Concernant l’effort, nous faisons cela sur des classes de quatrième, ou nous recherchons des efforts à des % élevés, les efforts plus long ayant été plus visés en 6éme et 5éme avec le Run&Bike
      Deux filières sont donc sollicitées en fonction du temps d’épreuve et de son intensité :
      la filière Anaérobie lactique, pour les plus fort sur les premiers niveaux, et le coté fractionné long (course / tir)
      et l’aérobie pour d’autres .

  2. Bonjour Pascal, Je trouve vraiment intéressant l’idée que chaque élève puisse valider des distances courues à son niveau tout au long du cycle. Je me demande simplement comment utilises-tu la réussite/l’échec des lancers dans la performance des élèves. Dans ta présentation, je n’ai pas l’impression qu’elle ait d’incidence, je me trompe surement ?

    1. Bonjour Michel le temps de lancer est intégré dans le temps que doit réussir l’élève. Dès la conception je l’ai ajouté au temps de l’épreuve. C’est pour cela que tu as l’impression de ne pas le voir.
      Le souci était de rendre l’épreuve la plus compréhensible possible sans faire des tonnes de calcul. Le temps fait par l’élève indique directement s’il a validé ou pas. A lui de maîtriser suffisamment les lancers en les intégrant dans sa préparation. Si en début de cycle la lancer est quelque peu pris a la légère il prend vite toute son importance. 1 lancer raté n’a pas vraiment d’incidence car la pénalité est d’un peu plus d’un demi terrain de basket. Un second oblige déjà à changer de vitesse de course quand à la troisième erreur il faut vraiment courir pour réussir l’épreuve. Franchement on fait ça en quatrième sur une heure et ça marche
      J’espère avoir répondu à ta question sinon n’hésite pas à revenir vers moi.
      Belle année scolaire

      1. Merci pour ta réponse, je comprends mieux. J’avais pas pris en compte la notion de pénalité qui donne du sens… Merci encore et bonne rentrée également.

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